#JMC19 : le bilan de cette 4ème édition

02/12/2019

La 4ème édition des Journées du Management Culturel s'est déroulée à la Maison des Métallos les 7 et 8 octobre 2019. Deux journées d'échanges intenses entre professionnels de la culture.

 

En tant que partenaire presse, Mon cher Watson avait rencontré Anaïs Mekki avant l'événement pour parler du programme 2019 qui avait pour thème "Quelles transitions ?".

 

Nous avons eu le grand plaisir d'assister à certaines conférences.

Retour d'expérience et bilan.

 

 

Les JMC 2019 en chiffres

 

  • 2 jours de conférences et ateliers

  • 130 participants

  • 62 intervenants sur les...

  • 12 tables rondes

  • 7 ateliers

 

 

 

Les thématiques abordées : quelles transitions ?

Cette année encore, l'équipe d'organisation avait particulièrement travaillé le programme des tables rondes et des ateliers. 

Le thème de la transition était abordé sous différents angles : transition environnementale,  managériale, numérique, professionnelle et inter-culturelle. Le secteur culturel est dynamique, il bouge, évolue en même temps que la société et les révolutions technologiques. C'est ce qui nous pousse à réfléchir à nos pratiques professionnelles, c'est un véritable point commun entre des rencontres comme les Journées du Management Culturel et Mon cher Watson.

 

Le fil rouge de ces 2 journées d"études a fourni tant de sujets que nous avons dû nous limiter pour ce bilan. Nous avons donc choisi de nous pencher plus précisément sur le développement durable et la gouvernance collective.

 

 Quelles transitions ? Le thème transversal des Journées du Management Culturel 2019

(c) Mon cher Watson

 

 

Transition : gouvernance collective

Table ronde "Dans une volonté de vivre et penser autrement son activité professionnelle, les gouvernances collectives ou partagées permettent-elles un juste rééquilibrage dans les répartitions de responsabilité, la prise de décision et le travail en commun ?"

 

Une conférence collective bien différente des sujets que l'on a l'habitude de voir dans ce genre d'événement, et cela fait du bien.

Peut-on diriger une institution culturelle en collectif ? Faut-il absolument un leader, un dirigeant ? La création artistique peut-elle être collaborative ? Autant de questions auxquelles les intervenants de cette table ronde était évidemment convaincus que la réponse était oui.

A travers leurs expériences personnelles, ils nous ont présenté les différentes possibilités pour intégrer du collectif voir du collaboratif à toutes les strates du secteur culturel. Avec nuances et bienveillance.

 

Pour eux, le collectif part de l'écoute entre tous les acteurs. Chaque membre d'un projet a une individualité, des compétences, voir une autorité, mais il n'y a pas de hiérarchie dans l'écoute. 

Le collectif pose toujours la question de l'efficacité et de l'avancée du travail. Agir ensemble, cela prend toujours plus de temps. Pour cela, il faut accepter que la prise de décision soit plus lente, au début moins efficace.

Cette véritable réflexion sur la façon dont on mène un projet en collectif a donné à l'assistance, très attentive, toute une base de réflexion pour revoir ses croyances, son rapport à l'autorité et à la hiérarchie, ses méthodes de travail. Mais toujours avec bienveillance.

 

Les intervenants de la table ronde : "Gouvernance collective" - (c) Mon cher Watson

 

 

Transition : développement durable

Sujet Ô combien d'actualité ! Cela fait déjà quelque temps qu'on travaille sur le sujet chez Mon cher Watson et qu'il nous semble central dans l'évolution des mentalités et des façons de travailler dans le secteur culturel.

On vous invite d'ailleurs à consulter toutes les interviews qui traitent de développement durable et d'écologie (ça reste encore un secret entre nous, mais on a plein d'interviews sur le sujet à venir pour 2020...).

 

Il n'y avait pas moins de 3 tables rondes traitant de l'écologie et de l'impact de la prise de conscience environnementale sur les pratiques culturelles.

 

Nous avons assisté à 3 échanges de très grandes qualités, avec des intervenants engagés mais réalistes. Si l'engagement des structures culturelles dans le respect de l'environnement est essentiel, il n'y a pas de vérités, pas d'obligations, pas de solutions uniques. C'est une constatation partagée par tous. Chaque structure, chaque professionnel, chaque artiste se doit de trouver la meilleure solution pour lui, pour travailler, créer, accueillir le public, communiquer, transmettre...

 

Parmi les différentes solutions proposées, voici celles que nous avons retenu chez Mon cher Watson :

  • trier, recycler, réparer, réutiliser 
    Une évidence mais qui n'est pas toujours simple à mettre en place. Il s'agit de changer complètement les manières de travailler mais aussi la façon de penser la création d'une pièce ou d'une exposition. L'avantage est que cela pousse les créateurs à penser le projet dans son ensemble, de sa création à sa fin de vie : création de décors avec des produits éco-responsables, itinérance des expositions, réutilisation des matériaux pour d'autres projets...

  • rationaliser les transports
    De nombreuses solutions sont avancées comme favoriser, autant que possible, le train par rapport à l'avion, le covoiturage, l'utilisation du vélo, etc... Mais il y a également la possibilité de mutualiser les déplacements afin d'éviter les aller-retours sur de trop courts périodes. L'avantage ? Cela limite également les coups de défraiement des artistes pour les structures d'accueil d'artistes.

  • réduire l'impact des bâtiments
    Gestion raisonnée des jardins, éco-construction des nouveaux bâtiments, travailler sur l'isolation et la réduction de la consommation d'énergie des sites... Des sujets bien connus du secteur du BTP et de l'habitat, ces changements nécessitent un investissement de départ mais ont l'avantage de permettre des économies sur les budgets de fonctionnements de bâtiments. Et ce n'est pas négligeable.

  • le développement durable c'est aussi :

    • l'impact de nos utilisations numériques : réparer son matériel informatique plutôt que de le changer trop souvent et le recycler à la fin, réduire l'impact et le poids de son site web et du stockage de nos données en ligne, bien connaître ses logiciels pour ne pas en avoir deux qui font la même chose...
      Dans cette optique, nous vous vous invitons à consulter le guide de l'ADEME pour réduire l'impact de nos pratiques numériques sur l'environnement.

    • la gestion des ressources humaines : le confort au travail, une rémunération responsable... Le respect de l'environnement passe aussi par le respect de l'humain.

 

Tous les intervenants ont insisté sur l'importance d'avoir un engagement sur ces sujets par les leaders de projets, l'administration ou la hiérarchie. Le changement est souvent difficile, même si chacun sait qu'il est nécessaire pour l'avenir de la planète. Nous avons tous besoin de sentir que nos actions et nos efforts sont reconnus, importants et efficaces pour continuer.

 

Mon cher Watson insiste également sur l'impact positif d'une communication sur les actions de chacun envers l'environnement. Au-delà du greenwashing, utilisé par beaucoup d'industriels peu scrupuleux, communiquer sur chaque petite action, chaque petit pas fait en faveur d'une pratique culturelle plus respectueuse de l'environnement et des humains permet l'adhésion des publics. C'est aussi la meilleure façon de montrer l'exemple et de partager les bonnes pratiques : montrer les solutions, discuter des obstacles, s'entraider, mutualiser...

 

>> A partir du 4 décembre 2019, retrouvez notre article Le spectacle vivant fait sa transition écologique.

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 Table ronde "Penser l'écologie au sein d'une structure culturelle" - (c) Mon cher Watson

 

 

L'avis de Mon cher Watson : le + d'Aurélie

C'est toujours un plaisir pour moi d'aller dans des conférences ou sur des salons. C'est l'occasion pour moi de rencontrer des professionnels du secteur, découvrir leurs univers, leurs projets, échanger sur les difficultés et les obstacles de nos métiers, rire de situations cocasses vécues. C'est enrichissant et c'est une véritable source d'inspiration pour de future enquêtes de Watson. C'est la deuxième fois que je vais aux Journées du Management Culturel et j'en sors toujours avec une liste d'enquêtes trèèèès (trop?) longue.

 

Et last but nost least : nous avons extrêmement bien mangé ! Bravo à l'association Meet my mama ! La gastronomie, c'est aussi de la culture... miam !

Merci beaucoup à toute l'équipe des Journées du Management Culturel pour ce partenariat, leur accueil pendant ces deux jours et la qualité des sujets abordés.

Un remerciement particulier à Anaïs Mekki, c'était un plaisir de travailler avec toi !

 

On vous donne rendez-vous mercredi 4 décembre pour un compte-rendu détaillé de la conférence "Développement durable et économie circulaire : des acteurs pour le spectacle vivant".

 

Lire d'autres enquêtes sur les Journées du Management Culturel

Lire nos enquêtes sur le thème Sciences & Nature

 

 

 

 

 

 

Lire l'enquête précédente : Dessiner les lignes du patrimoine

Lire l'enquête suivante : Le spectacle vivant fait sa transition écologique

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