Gwladys Morey à l'affiche

02/10/2017

Vous reconnaîtrez peut-être sa touche pop colorée, toute en rondeur et en sensualité. Elle s’affiche en galeries d’art comme sur les murs des villes, en vitrine des boutiques ou sur les pages des magazines.

 

Il s’agit de Gwladys Morey, qui nous invite au voyage, au rêve et à la danse. Entre production personnelle et commandes, elle participe, avec une nouvelle génération d’artistes talentueux, au retour en force de l’illustration dans les campagnes de communication.

 

 

- Bonjour Gwladys, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

 

Après un BTS en communication visuelle, puis un DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) à l'Ecole Estienne, j’ai passé une année à l’Ecole nationale supérieure des arts visuels de La Cambre, en Belgique. C’est là que j'ai commencé à expérimenter l'illustration : une vraie révélation !

 

Enfin, j'ai validé un Master en écriture interactive aux Gobelins d'Annecy en 2009. J’ai alors commencé à travailler dans les agences de communication avant d'être rattrapée par la fièvre des longues distances… j’ai alors pris mon sac à dos pour voyager six mois en Amérique latine, du Brésil à Cuba.

 

A peine rentrée, j’ai refait mes valises pour tenter une expérience professionnelle d’un an à Cuba. J’y suis restée cinq ans. Cinq années d’une grande déconnexion avec notre système occidental et le monde professionnel parisien. Cette expérience formidable m'a donné des forces pour attaquer de nouvelles aventures. A mon retour en France en 2016, je me suis donc lancée en indépendante dans l'illustration !

 

 

- Qu’est-ce qui inspire votre travail d’illustratrice ?

 

Difficile de savoir comment naissent, s'enchevêtrent et évoluent les idées, mais je suis guidée par une attirance pour les couleurs fortes. Très vives. Les images joyeuses, désuètes et ingénues. Glamour aussi. La musique des années 50, ces chanteuses de soul pulpeuses avec des coiffures qui ressemblent à des barbapapas.

 

 (c) Gladys Morey - illustration Bolso Tela, sérigraphies Jazzy et Cheers

 

 

Avec les voyages et Cuba, vient s'ajouter une couche plus exotique, teintée de cultures populaires latines : les motifs des « losas » (carrelages traditionnels), les traditions afro-cubaines, la nonchalance et la « sexytude », les affiches cubaines, leurs formes minimalistes. Les jeux de formes comme on fait des jeux de mots. Tout cela m’inspire au quotidien.

 

 

- Sur quels types de supports peut-on voir vos illustrations ? 

 

Cette année, j'ai navigué entre des projets très différents : il y a eu la campagne « Le tri redonne la vie » sur le recyclage pour la Mairie de Paris, des illustrations pour une banque mais également pour le magazine Causette, et bientôt pour une ligne de lunettes pour enfants ou encore le festival de musique BBMIX à Boulogne.

 

Chaque projet est comme une nouvelle aventure : on doit entrer dans une thématique que l'on connait parfois très peu, faire des recherches pour s'alimenter du thème. C’est parfois très surprenant. Et bien sûr, je me sens parfois proche de certains projets et je suis fière de participer à leur développement !

 

(c) Gwladys Morey s'affiche en 2017 sur les murs de la ville de Paris (campagne pour le recyclage), pour la Fête de la Science Sorbonne Universités, à Boulogne-Billancourt pour le festival BBMIX, et dans les pages du magazine Causette.

 

 

- Selon vous, qu’apporte le travail artistique à une opération de communication ?

 

Je ne suis pas objective mais je crois que l'illustration a un véritable pouvoir d'attraction sur les gens. Elle permet une grande souplesse pour faire passer un message et le rendre accessible au plus grand nombre, lui donner une âme, un caractère.

Les gens sont tellement sollicités visuellement, qu'il faut une bonne dose d'ingéniosité pour susciter un peu d'émerveillement, ou tout simplement faire en sorte que l'on se souvienne d'un message.

 

 

- La Slow Galerie expose physiquement et numériquement vos œuvres : militez-vous pour un art plus accessible ?

 

Je ne pense pas être particulièrement militante, mais les illustrateurs – moi y compris ! – s'interrogent sur les possibilités de faire connaître et diffuser leur travail. Et pour cela, il est indispensable de s'écouter mais également de se remettre en question régulièrement.

 

Ce que j'apprécie beaucoup à la Slow Galerie, c'est qu'il y règne une ambiance très humaine. Il y a chez Lamia Magliuli, sa gérante, un vrai souci de mettre en valeur le travail des artistes tout en proposant des œuvres pour toutes les bourses. Je trouve cela formidable, à tel point que cela peut influencer le format des images que je produis. J’en tiens compte au moment de la conception.

 

 

- Quels sont vos projets pour 2017-2018 ?

 

Je fais ma rentrée des classes en produisant des illustrations pour un magazine jeunesse, et je me lance dans un projet d'édition en rapport avec mon expérience à Cuba.

 

C’est d’ailleurs là-bas que j’ai commencé à m’initier à l’art de la sérigraphie : je souhaite continuer à apprendre de cette technique pour pouvoir éditer moi-même de futures images. Une série d'images s'accumule déjà dans ma tête et forme une longue file d'attente d'illustrations que j'ai envie de réaliser !

 

 

Merci Gwladys pour cet entretien, nous terminons en image et en musique sur votre thème 2017 : AMOUR, PAIX ET MAMBO !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez l'univers, la boutique en ligne et l'actualité de Gwladys Morey sur : 

>>> Son site internet : www.gwladysmorey.com

>>> Instagram : @gwladys.morey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire l'article précédent : Les Journées du Management Culturel, interview de Muriel Zisman.

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