Avoir les bonnes clés, pour bien communiquer

12/09/2016

Où communiquer ? Comment communiquer ? Ce sont des questions que se posent beaucoup d'institutions culturelles, d'artistes, etc... Avec Internet et la montée en puissance des réseaux sociaux, les codes de la communication et du marketing ont été rebattus.

Richard Dreesens, fondateur de la société Etape 01, a bien compris le besoin de ces institutions de comprendre les règles du jeu de la communication sur le web.

Il y a trois ans, une partie de Mon cher Watson a été formée aux règles et enjeux du Community Management par Richard. Nous travaillons encore régulièrement avec lui et nous avons souhaité lui laissé la parole pour parler du webmarketing et de ses solutions pour aider les institutions culturelles à se démarquer grâce à leur communication en ligne.

 

Bonjour Richard, pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?

Comme beaucoup qui ont connu la première vague de l’internet professionnel, mon parcours est atypique et jalonnés d’opportunités. J’ai eu des expériences de conseils à la fin des années 90 qui m’ont formaté aux métiers du marketing puis j’ai créé et animé une agence web pendant 7 ans avec différentes expériences dans les milieux culturels (sites web de musées ou galeries, plateforme de musique, e-commerce dans l’Art et l’édition de tirages de Luxe pour la BD).

Aujourd’hui je suis gérant et consultant/formateur d’une société, Etape 01, spécialisé dans l’accompagnement de clients à travers le webmarketing (Audits, études et formations).

 

- Qu'est-ce que le webmarketing ?

Il s’agit de redonner du sens aux niveaux des offres et de la ligne éditoriale des marques pour qu’elles soient optimisées et adaptées à la transformation digitale que nous subissons aujourd’hui. Je dis subir car c’est le sentiment de beaucoup de nos clients mais c’est en fait de vraies opportunités qui se dégagent en termes de nouveaux marchés, cibles, offres…

J’aide les entreprises à évoluer et à trouver leurs cibles sur les nouveaux territoires de rencontres que nous utilisons tous aujourd’hui : moteurs de recherche, réseaux et médias sociaux, applications…

Dans la démarche, j’étudie beaucoup les parcours utilisateurs (UX design) afin de trouver les bons outils technologiques et d’établir une création de contenus pérenne.

 

 

- Est-ce utile de faire du webmarketing quand on est une institution culturelle ?

Oui c’est même devenu vital.

Il y a encore dix ans la renommée d’un centre culturel ou une belle programmation suffisait, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Pourquoi ? Parce que les habitudes des cibles ont tout simplement évolué. Par exemple les asiatiques, regardent beaucoup le net, préparent leurs parcours de visites culturelles avant même de partir en surfant sur les sites des institutions mais aussi en se laissant influencer par les ‘stars’ locales qui popularisent tel ou tel lieu en allant sur place et en viralisant du contenu à travers des images ou des vidéos.

C’est pourquoi le premier travail à réaliser est de bien comprendre les habitudes des cibles et de savoir ce que l’institution culturelle peut apporter en terme d’offres, de développement de contenus et d’animations sur les plateformes identifiées comme des bons territoires de rencontres avec leurs publics. Nous travaillons aussi avec l'idée d’apporter des solutions autant en termes de recrutement que de fidélisation.

 

 

- Vous organisez de nombreuses formations professionnelles, quelles formations conseilleriez-vous aux chargés de communication du secteur culturel ?

L’idée est que, même si nous intervenons, l’institution culturelle doit être, à terme, autonome. C’est pourquoi, depuis 5 ans, nous animons des formations en interne pour faire des montées de compétences individuelles ou collectives liées au développement de leur stratégie digitale.

Les collectives (notamment pour des profils de décisionnaires) servent surtout à avoir un déclic par rapport au monde numérique et sortir d’une approche empirique des outils et du digital en général.

Pour les formats individuels comme avec les chargés de communication en secteur culturel, il est indispensable de comprendre Google et d’en maîtriser les arcanes (développer sa marque en référencement naturel, social ou payant (AdWords)…) mais aussi gérer l’animation, l’engagement des réseaux sociaux tels Facebook ou Instagram. Enfin, on forme souvent à la veille car savoir et comprendre avant ses concurrents est une pierre importante dans la réussite d’un plan numérique.

Notre force est d’assurer des formations sur mesure. On passe du temps en amont pour comprendre les besoins clients et réaliser une formation 100% pratique liée aux problématiques du stagiaire.

 

Merci à Richard d'avoir répondu à nos questions !

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur le marketing culturel, n'hésitez pas à lire l'interview de Cyril Leclerc !

 

 

 

Lire l'interview précédente : Quand la culture rencontre l'économie collaborative.

 

 

Lire l'interview suivante : Splendeur et rénovation du château d'Azay-le-Rideau

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