Créer des alternatives pour les produits dérivés vendus dans les musées

15/02/2016

Sophie Egly a travaillé dans diverses structures culturelles avant de se lancer, l’année dernière, dans le développement de produits dérivés pour les musées. L’occasion de parler développement économique des musées en France.

 

– Bonjour Sophie, pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?

J’ai fait une prépa HEC au lycée Kléber de Strasbourg puis j’ai intégré l’ESCP (Ecole Supérieure de Commerce de Paris). Stimulée par des grands-parents architectes et amateurs d’art, j’ai immédiatement passé beaucoup de temps à visiter tous les musées de Paris et, à la rentrée suivante, je me suis inscrite en histoire de l’art à la Sorbonne, sans pour autant abandonner mon école de commerce. Et puis plusieurs stages se sont enchaînés : dans la maison de ventes aux enchères Christie’s et dans des galeries d’art, avant que je ne commence à travailler pour l’opérateur de musées et monuments Culturespaces, qui gère notamment le musée Jacquemart-André à Paris ou les Arènes de Nîmes. Là, j’ai travaillé à divers projets passionnants de reprise en gestion de sites, comme les Carrières de Lumières aux Baux-de-Provence ou l’hôtel de Caumont à Aix. Enfin, de 2012 à 2014, j’ai dirigé l’exploitation du musée de Montmartre, petit musée charmant niché au sommet de la Butte.

 

– Comment vous est venu l’idée de créer Mon Petit Musée ?

Quand je suis tombée enceinte, j’ai voulu changer de vie. Gérer un musée touristique comme le musée de Montmartre, ouvert tous les jours de l’année et fonctionnant avec très peu de personnel n’était pas de tout repos. Et puis l’aventure entrepreneuriale m’attirait depuis un certain temps. L’idée de Mon Petit Musée m’est apparue tout simplement en observant l’offre en bijoux dans les boutiques de musée. On y voyait soit des gadgets bas de gamme made in China, soit des bijoux chers pour des femmes d’un certain âge. Je me disais qu’il manquait une offre intermédiaire, jeune, qualitative et à prix raisonnable. Par ailleurs, je voyais queles musées souhaitaient de plus en plus customiser leurs produits. Encore une fois, ce qui devenait courant pour les mugs, magnets, t-shirts, sacs, etc., n’existait pas encore pour les bijoux.

 

 

– Avez-vous rencontrer des obstacles dans la création de votre entreprise ? Avez-vous été aidée ?

Je me suis entourée d’excellents fournisseurs français de confiance, qui ont comme moi l’amour du travail bien fait. Et je suis épaulée par mon mari, qui m’encourage depuis la première seconde. Historien de l’art, et homme de goût, il me conseille beaucoup !

 

– Avez-vous un conseil à donner aux entrepreneurs culturels ?

 

C’est un marché qui fait rêver, forcément, mais qui est difficile ! Tout simplement parce que la plupart des musées dont les subventions ont tendance à s’amenuiser, font très attention à leurs dépenses. Pour les produits dérivés, cela signifie une tendance à aller vers le moins cher en Asie, ou à commander de toutes petites quantités pour éviter les stocks. Difficile donc, mais pas impossible !

 

Merci Sophie d’avoir répondu à mes questions !

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