• Anne-Sophie M.

Un souffle d’art, découvertes A’musées

Il y a des parcours professionnels linéaires, classiques, et puis il y a Coraline Bonnin : une médiatrice culturelle qui s’est construite avec conviction au fil de formations complémentaires et d’expériences professionnelles passionnantes. Angers, Stenay (Lorraine), Bordeaux, La Rochelle, Paris, Saint-Nazaire… Elle a fait preuve d’une incroyable flexibilité pour saisir les opportunités qui s’offraient à elle et ainsi développer ses compétences de la manière la plus enrichissante possible. Jamais à court d’idées, elle complète son statut de médiatrice en devenant guide conférencière certifiée par l'Etat, se donnant toutes les clés pour atteindre son objectif : partager sa passion pour l'art au plus grand nombre.


Elle s’installe en Loire-Atlantique en 2020 et décide alors de se lancer dans la conception un projet courageux : créer son auto-entreprise Un souffle d’art , pour amener l’art vers le grand public. Travaillant avec plusieurs types de structures, elle propose ainsi de faire découvrir une œuvre ou un artiste majeur de l'histoire de l'art en mêlant observations, échanges, histoires contées, jeux et ateliers plastiques.

Une rencontre inspirante comme on les aime, que Mon cher Watson se fait un plaisir de vous partager aujourd’hui !


- Bonjour Coraline, pouvez-vous nous raconter votre parcours et ce qui vous a conduit au domaine de la médiation culturelle ?

Coraline Bonnin - Un souffle d'Art

Bonjour, j’ai un parcours quelque peu atypique. J’ai toujours aimé dessiner, peindre, inventer. J’ai ainsi obtenu un bac scientifique avec la mention arts plastiques. J’ai longtemps hésité à intégrer une école d’arts appliqués mais je voulais que la création reste un passe-temps personnel. Je m’oriente alors vers une licence d’histoire de l’art et d’archéologie. Très vite, j’ai su quel serait mon métier. Je veux transmettre ces connaissances et faire découvrir des œuvres d’art aux autres. Mais la fac ne permet pas d’aller sur le terrain. Je décide, en parallèle de mon cursus universitaire, d’effectuer un service civique. Et « j’atterris » dans la Meuse, au Musée de la Bière comme médiatrice culturelle. Bien que très éloignée du domaine artistique, cette expérience enrichissante confirme mon souhait de poursuivre dans cette voie.


J’intègre ensuite le master professionnel Patrimoine et musées, anciennement appelé Master Régie des œuvres et Médiation de l’Architecture et du Patrimoine. Durant ce master, les étudiants intègrent l’association Archimuse Bordeaux qui leur permet de réaliser leurs projets culturels. En 2016-2017, je suis un membre chargé de la médiation autour d’un projet : la valorisation des chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Et bien-sûr, je poursuis avec d’autres stages dans des services éducatifs, notamment un stage au musée en Herbe à Paris lors de l’exposition l’Art et le Chat. Durant ce stage, mon public de prédilection se confirme : les enfants !


- Quel est le concept de votre micro-entreprise « Un souffle d’art » et quel a été le moteur de sa création ?


Il me semble essentiel d’être passionnée par son métier pour « percer » dans le secteur culturel, très attirant mais difficile d’accès. Depuis longtemps, cette idée de création d’entreprise me trotte dans la tête sans savoir où elle va me mener. Je la laisse de côté pendant deux ans durant lesquels je suis médiatrice culturelle au sein des musées d’Angers. Collections diversifiées, multiples publics visés de la crèche au public adulte, une équipe polyvalente… Tout est réuni pour enrichir mes compétences. Cette expérience fait de moi la médiatrice que je suis aujourd’hui.


La découverte d'une œuvre d'art passe aussi par l'exploration des outils de l'artiste.

Puis je quitte Angers pour Saint-Nazaire où le tourisme prime. C’est le moment et l’endroit idéal pour se lancer. Un souffle d’art est une auto-entreprise qui a pour but d’amener les œuvres majeures de l’histoire de l’art dans les médiathèques, les écoles, les crèches, les centres de loisirs, les Ehpad, mais aussi chez les particuliers ou dans les entreprises pour du Team Building.


Les animations proposées mêlent découvertes, jeux et ateliers plastiques. La créativité et le partage sont au cœur de ces animations. Celles-ci sont adaptées en fonction de chaque groupe. Petite particularité pour le public adulte (et ado), car l’art peut en effrayer plus d’un, j’ai choisi de proposer deux formules de médiation, l’une « classique » présentant des artistes autour d’une thématique, l’autre « décalée » avec une approche théâtralisée et participative.


Activités familiales ou à destination des entreprises

- Vous créez, selon vos besoins, des outils de médiation pour toute nature de publics et notamment pour les publics en situation de handicap. Pourriez-vous nous parler d’un projet qui vous tient particulièrement à cœur ?


Je suis sensible à l’accessibilité des lieux culturels aux personnes en situation de handicap et plus particulièrement au handicap visuel. J’ai eu l’opportunité d’effectuer mon stage de fin d’études au sein des musées de La Rochelle. L’une de mes missions était l’accompagnement des visiteurs déficients visuels, l’autre était la conception d’outils sensoriels pour rendre l’exposition accessible à tous. J’ai ainsi pu mettre en place divers supports (tactiles, auditifs, olfactifs) pour favoriser la compréhension d’œuvres ou pour découvrir l’art autrement.

L'art à toucher

L’art se doit d’être accessible à tous. J’aimerais transmettre ce message avec Un souffle d’art, en proposant des outils sensoriels à toucher, à écouter, à sentir. Parmi les œuvres présentées, il y a également des sculptures. Quoi de mieux qu’une reproduction pour en apprécier les formes et les volumes ! J’ai pu acquérir des moulages d’œuvres célèbres qui pourront être abordés par le toucher pour un public déficient visuel.



- Qu’est-ce qu'une action de médiation culturelle réussie selon vous ?

Autoportrait cubiste, projet scolaire.

Créer un lien avec son public est essentiel. L’échange et le partage sont les clés d’une animation réussie. Les attentes sont très différentes selon les groupes et selon chaque individu. J’essaie de m’adapter au mieux, pour leur faire découvrir un petit bout d’histoire de l’art de manière ludique et pédagogique. Mon discours est important mais les images le sont davantage. La partie « atelier » est tout aussi utile. Elle permet de s’exprimer plus librement. Elle offre souvent un peu de fierté sur la découverte d’un artiste et la production réalisée.


- Comment vous projetez-vous dans le développement futur de cette toute nouvelle micro-entreprise ?


Pour le moment, je laisse libre cours à mes idées qui nourrissent mon projet. Un souffle d’art sera lancé en janvier 2021 pour bien commencer l’année. Selon les retours, j’aimerais développer mon activité sur le long terme. Cependant, je reste ouverte à d’autres projets professionnels complémentaires. J’ai obtenu la carte professionnelle de Guide Conférencier cette année et espère pouvoir la mettre à profit cet été avec des Offices de Tourisme.

Animation « Adjugé, vendu ! »

Un grand merci Coraline de nous avoir fait découvrir cet univers, nous vous souhaitons tout de bon pour le lancement effectif de la micro-entreprise cette année !


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